5ème jour - 03 août 2026

Toktogul - Kazarman.


Au programme: 230km dont 200 de pistes. 

La piste est bonne, sèche et bien roulante. il fait chaud. nous prenons le temps (peut être un peu trop) de faire des photos.



J'évalue le niveau du groupe pour la suite du programme. Il y a l'endurance, la résistance physique et psychologique qui sont importants si nous voulons pouvoir durer dans l'effort. Le niveau techniques de conduite moto de Tchumi est connu, car nous avons souvent roulé ensemble ces dernières années. Ma grosse interrogation est pour Sybile. Nous avons rouler 4 jours ensemble, dans un terrain accidenté certes, mais proche de toutes les assistances (secours, magasins, garages,...) et c'est tout. Elle n'a pas testé sont matériel, l'équipement de sa moto, le chargement des bagages dans des conditions  réellement difficiles.

Partir à quatre c'est bien, et revenir à quatre c'est bien aussi. Les route Kirghizes c'est quand même le niveau au dessus... et les pistes, c'est du niveau difficile à diabolique. PAs forcément  sur un passage technique spécifique, mais sur un parcours de 150 à 300km de piste ou les difficultés s'enchaînent, ou la météo peut décupler la difficulté, voir rendre le passage dangereux.
Le soir tu n'a pas le confort que tu aimerait, pas le lit sur lequel tu dors bien, des sanitaires rudimentaires, une nourriture qui te brasse le bide,... psychologiquement faut être un peu solide quand même.

A 13h nous passons dans un petit village dans lequel nous faisons des achats, de l'eau surtout. J'ai pris des petites voitures de mon fils et les distribue aux enfants dans les coins perdus du pays. Ils sont ravis. Les motos les impressionnent aussi. Les Kirghiz sont toujours aussi gentils accueillants et souriants.




A la sortie du village, nous faisons une halte. Un jeune nous demande si nous voulons manger et nous reposer. Il y a une petit camps de yourte en contrebas. Nous nous laissons tenter et suivons le jeune homme jusqu'à bas. L'accueil est très chaleureux et le repas délicieux. Du coup Cédric et Tchumi veulent rester ici pour l'après midi et la nuit. Les enfants aident aux tâches des parents, que ce soit à la cuisine, au service ou à l'entretien des installations. Le fils à 11 ans, il parle Kirghiz, Russe et Anglais. Très actif, il prends des initiatives, parfois poussé par sa grande soeur qui par timidité reste en retrait, mais est bien présente pour distribuer les ordres.




Je pense au programme, à la distance qu'il nous reste à parcourir. il est vrai qu'après avoir (trop bien) manger, le départ est difficile. Mais bon si un touriste Japonais se voit invité par un armailli à dormir dans l'alpage du Moléson, il serait stupide de louper l'occasion. 



Du coup nous restons là pour se reposer l'après-midi ; il faudra bien ça pour la journée qui nous attend  demain. Et puis il fait chaud sous les casques et les vestes, et puis, et puis, et puis... pleins d'excuses qui ne seront pas forcément un bon choix pour le lendemain.




Nous passons l'après-midi à se baigner dans la rivière avec notre hôte, ses enfants et leurs amis.




Le soir nous avons au menu soupe de mouton et pommes de terre, miel et pain du pays, thé noir, ...


Nous passons la nuit dans une yourte. Le matelas est un peu sommaire, une simple paillasse sur une planche de contre-plaqué. Il commence à pleuvoir, et tout le monde dort bien.



Au plaisir


Lionel



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