Salut tout le monde !
Déjà, il est temps de faire nos adieux à la belle et grande Moscou.
Le lendemain, on remonte donc sur nos bécanes et on trace en direction de Borodino.
Enfin...
« Tracer » est un bien grand mot.
On zigzague plutôt au milieu de la circulation pendant une bonne partie de la journée.
On fait tout de même un arrêt à Kubinka pour visiter son célèbre musée consacré aux blindés. Des chars de différentes époques, grands, petits, principalement soviétiques et russes, mais également plusieurs engins provenant d'autres pays. Des hangars remplis de machines toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Je vous laisse imaginer que c'était vraiment très chouette :).
On reprend ensuite la route et on passe un temps FOU à chercher un hôtel.
Pour finalement tomber par hasard, à deux minutes de la fameuse plaine de Borodino, sur un hôtel-musée très sympathique.
Timing parfait.
On pose donc nos affaires avant de ressortir au coucher du soleil pour prendre quelques photos et nous promener parmi les monuments dispersés sur le champ de bataille.
C'est ici qu'en 1812 se sont affrontées l'armée de Napoléon et l'armée russe commandée par le général Koutouzov.
Et encore une fois, la journée se termine en beauté.
Ho !
J'ai presque oublié une anecdote qui mérite quand même sa place ici.
À un moment de la journée, nous attendons tranquillement à un feu rouge et je me retrouve juste à côté d'un camion.
Le routier me fait signe.
Il ouvre sa portière.
Me tend un carton contenant de quoi faire deux repas.
Me fait un pouce en l'air.
Et referme sa portière.
Tout ça sans esquisser le moindre sourire.
Voilà.
J'ai donc désormais reçu mon ravitaillement directement depuis la cabine d'un camion à un feu rouge russe :).
Depuis notre arrivée, on a croisé énormément de gens prêts à nous aider, à nous accueillir ou simplement à nous faire plaisir. Et ce qui me fait sourire, c'est que cette gentillesse n'est pas toujours évidente au premier abord.
Parfois, apparemment, elle prend simplement la forme d'un carton de nourriture tendu par la fenêtre d'un poids lourd.
Le lendemain, c'est la journée surprise.
On reprend la route avec comme programme de faire tranquillement quelques kilomètres, visiter Smolensk et y passer la nuit afin de rejoindre la frontière biélorusse de bonne heure le lendemain.
Mais comme dirait un grand homme :
« La première chose qui meurt au combat, c'est le plan. »
Alors quand on arrive à Smolensk vers treize heures...
On change d'avis :).
Tant pis pour la visite, on continue directement jusqu'à la frontière.
C'est donc un peu plus rapidement que prévu que nous faisons nos adieux à la Russie. Un pays qui m'aura épatée et qui me laissera un souvenir impérissable.
J'y reviendrai, c'est sûr.
Mais pour cette fois, notre aventure russe est bel et bien terminée.
Évidemment, on attend lonnnnnnnnnnnngtemps à la frontière, histoire de respecter les traditions de ce voyage, mais c'est finalement depuis le sol biélorusse que j'écris ces lignes !
Et quand je dis qu'on n'est pas allés bien loin...
Après avoir attendu une éternité pour quitter la Russie, on saute littéralement dans le premier hôtel disponible, situé SUR la frontière biélorusse.
Depuis le hall d'entrée, on peut littéralement regarder les douaniers biélorusses faire leurs contrôles.
Difficile de faire plus proche.
Le lendemain, on reprend la route pour aller voir...
LA BÉRÉZINA !
Trop la classe comme site historique quand même :).
Enfin... pas vraiment la classe pour ce qu'il s'y est passé, évidemment.
Mais aujourd'hui, l'endroit est magnifique. La rivière s'étend tranquillement au milieu de la verdure et plusieurs monuments commémorent les différents groupes de soldats qui se sont battus et ont perdu la vie ici lors de la retraite de Napoléon en 1812.
Et il y a même un monument lié aux Suisses !
Des soldats suisses ont combattu ici au sein de la Grande Armée et ont subi de très lourdes pertes pendant la bataille.
Sacré morceau d'Histoire à découvrir aussi loin de chez nous.
On reprend ensuite la route en direction de Minsk, où l'on s'installe pour deux jours afin de découvrir un peu la capitale.
Première impression : très chouette ville !
De beaux bâtiments et, information tout aussi essentielle, on y mange TRÈS bien :).
Le lendemain, c'est donc visite de Minsk et du Musée national de l'histoire de la Grande Guerre patriotique.
Et quelle visite !
L'exposition mélange des objets historiques et leurs histoires, des armes, des véhicules militaires, des peintures illustrant différents événements et toute une partie consacrée aux camps de concentration particulièrement prenante.
On découvre également un espace consacré aux différents corps de métiers héritiers de ceux qui ont participé à la guerre, comme l'armée, les garde-frontières ou encore les services d'urgence.
C'était très intéressant et, par moments, franchement touchant.
Après cette grosse dose d'Histoire, on profite de la suite de la journée pour flâner dans les rues et observer les différentes architectures et les monuments disséminés un peu partout dans la ville.
Et puis...
On trouve un magasin d'équipement moto.
Évidemment.
Je vous laisse deviner combien de temps quatre motards peuvent perdre dans ce genre d'endroit.
Beaucoup trop :).
Le lendemain, on quitte déjà Minsk pour rejoindre Brest.
Non, pas en France.
Brest, Biélorussie, juste à côté de la frontière polonaise.
Notre dernière nuit avant de rentrer dans l'Union européenne !
Mais avant ça, on profite évidemment de la ville et surtout de l'impressionnante forteresse de Brest et de son immense complexe mémoriel.
Ils savent sacrément y faire, les Biélorusses.
On visite également le musée du matériel ferroviaire, avec ses dizaines de locomotives et autres énormes engins ferroviaires de différentes époques.
Plein de grosses locomotives !
Vraiment super comme fin de journée.
Et bien entendu, on termine tout ça en allant souper.
La journée s'arrête là, vous croyez ?
Eh bien non !
C'était sans compter sur un couple de Biélorusses légèrement pompettes qui décide de nous inviter à boire quelques verres avec eux.
On ne se comprend pas franchement bien.
Mais alors PAS DU TOUT besoin de parler la même langue pour passer un monstre bon moment.
On rigole, on essaie de communiquer comme on peut et on passe une soirée tellement sympa qu'on a même un peu de peine à partir :).
Disons simplement que la nuit aura été légèrement plus courte que prévu.
Le lendemain, c'est passage de frontière.
Et ça commence très fort.
On tourne d'abord sur la plateforme douanière biélorusse sans vraiment comprendre où aller, avant qu'on nous explique qu'il faut se rendre dans un bureau et payer pour s'inscrire dans une file d'attente électronique.
Fantastique comme système.
On s'exécute et on peut finalement passer à la suite.
Et ça, maintenant, on connaît.
Contrôle des passeports, contrôle des bagages, attente...
Ça prend du temps, mais après toutes les frontières de ce voyage, on commence à avoir une certaine expertise dans le domaine.
On attend donc sagement et, finalement, on passe.
Mais ça...
C'était la partie facile.
Parce qu'ensuite, place au contrôle polonais.
Et là, on a droit à TOUT.
La to-tale.
On y passe un temps fou.
Les agents polonais sont très sympas, mais ils nous contrôlent absolument tout.
Et c'est finalement en début d'après-midi qu'on entre en Pologne et que l'on retrouve l'Union européenne.
ALLÉLUIA !
On reprend ensuite la route pour essayer de rattraper un peu la matinée passée à la frontière.
Petit arrêt dans une station-service pour faire le plein, boire et manger.
Et là, nouvelle rencontre improbable.
La vendeuse nous entend parler français et commence fièrement à nous montrer ses photos des Jeux olympiques de Paris.
Nous venons de rencontrer, complètement par hasard, une judokate en herbe.
J'adore ce voyage :).
Après ce petit arrêt, on reprend la route.
Mais cette fois, à trois seulement.
Juste avant Varsovie, nos chemins se séparent et Tchumi continue son voyage en direction du sud.
Ça fait tout drôle après tous ces kilomètres parcourus à quatre.
Quant à nous, nous poursuivons notre route jusqu'à Łódź où nous terminons la journée...
Sous la pluie.
Pour changer ! :)
Allez, c'est tout pour cette fois !
Becs à la famille, aux amis, aux collègues... et à tout vite ! :)
Sybile
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