Nous partons de Panjakant dernière ville au Tadjikistan. Le passage frontière Ouzbek est à 10 kilomètres de là. Mon GPS tombe en rade je vais un peu au bol Plein ouest, ça devrait le faire.
Nous arrivons au poste frontière où les barrières sont fermées, une garde frontière nous ouvre et nous envoie au contrôle passeport. On fait la queue dans un parfait chaos devant deux guérites de contrôles. après 20 minutes, c'est notre tour, le type nous regarde,:
- Vous être étrangers et en moto?
- Oui!
- Faut aller plus loin, ici c'est les locaux...
On reprend les motos et départ pour le bâtiment de contrôle 200m plus loin. Il y a une file de camion de 150m devant le contrôle véhicule. Ça me saoule, je prends à contre-sens et vais me parquer devant la sortie. Nous passons dans le couloir de la sortie pour les démarches de douanes des motos. une fois terminées, nous passons aux démarches pour la migration de sortie du Tadjikistan,... dans le couloir de l'entrée dans le pays. Et la ça dure,... enfin vient notre tour, il fait 36C° et on est secs. LEs passeports sont tamponnés, départ pour le passage en Ouzbekistan.
Là une file de camion attend devant la grille. J'essaye de passer sur le bas-côté. Mais un chauffeur me dit de prendre à contre-sens. J'essaye, demi-tour jusqu'au poste. Là un garde-frontière nous interpelle alors qu'on prend la voie en sens interdit. " Passeport... Vous allez où? Allez-y!".
Et on remonte en contre-sens la voie d'entrée. mais entretemps deux camions ont étés autorisés à passer la grille pour sortir d'Ouzbékistan. Ils sont en procédure de migration, et même avec toute la bonne volonté du monde, je n'arrive pas à me glisser entre le bahut et la berme centrale. Donc on attend que les chauffeurs reviennent. Une fois passé, on se place entre les deux voies ou la berme centrale a été interrompue où déjà deux voitures attendent. Lorsque la grille s'ouvre, les camions font le forcing pour passer, en nous bloquant. Le garde frontière les fait reculer pour nous faire passer ainsi que les deux voiture. Un gros bordel.
Après le passage de la grille on nous fait parquer les motos devant le bâtiment de contrôle des passeport et des véhicules. Mais nous devons revenir 100m en arrière pour des contrôles cette fois ordonnés et coordonnés entre les services officiels. Une feuille est tamponnée à chaque contrôle (douane, sanitaire, migration, contrôle des véhicules,... et payement de la procédure pour 5.- environ). Le personnel Ouzbek est très courtois et plaisantent.
Nous voilà enfin en Ouzbékistan.
Les routes sont en moins bon état que dans la région de Dushanbe au Tadjikistan. Sujet de raillerie et de satisfaction personnel des Tadjiks, oubliant que passé 100km de Dushanbe, les route sont plutôt du poulailler.
Les Ouzbeks ne roulent pas trop vite, et très fair-play. Leurs véhicules roulent en majorité au gaz produit dans le pays. Le parc véhicule est en grande partie composé de Chevrolets, qui a une usine ici en Ouzbekistan. Ils ont une quantité de micro-bus Daewoo/Chevrolet qui servent pour tout, transport de marchandise, de personne,...
Il n'y a pas autant de gros véhicules, ni de gros bâtiment exubérant qu'a Dushanbe. L'égo Ouzbek est modéré, ils sont très sympathiques et ouverts, toujours prêts à t'aider.
Nous entrons dans Samarcande en début d'après midi. Il fait super chaud. La circulation est assez fluide dans la plupart des rues de la ville. Mais il y a quand même de petits bouchons sur les grands axes.
Après avoir pris la chambre d'hôtel, nous partons visiter la ville. Je suis un peu fatigué, je n'arrive pas à me bouger.
Samarcande est une jolie ville, très verdoyante. Dans chaque rue perpendiculaire aux axes principaux il y a des rangées d'arbres, apportant de l'ombre ; ceci sans compter les nombreux parcs du centre ville. Les immeubles sont de taille humaine.
Le monument du soldat inconnu de la deuxième guerre mondiale.
En début d'après midi, nous visitons le mausolée de Amir Temur (Tamerlan), le seul empereur mort sans avoir perdu de grande campagne militaire. Il est considéré comme un commandant invaincu sur le plan stratégique. Sa seule défaite militaire est la Bataille de la Boue contre les Mongoles en 1365.
En fin d'après midi nous allons visiter le Registan (pays du sable en Persan). C'est un complexe de 3 bâtiments, datant d'avant l'islamisation du pays pour certains qui servaient à l'étude et la transmission des savoirs. Tout y était enseigné: les religions, l'astronomie,... C'était les universités de l'époque.
Le soir, après le resto, je suis malade. Je pense que ça vient le la salade du lac Iskanderkul offerte par la patronne.
Au plaisir
Lionel
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