5 jours qu'on est dans le poussière, mais là il y a les camions qui alimentent la vallée de toutes les marchandises qu'ils ont besoin. À travers de petits villages ou la route n'est qu'une plaie ouverte dispersant sa poussière au passage de chaque véhicule.
Départ de Korogh où nous avons passé une bonne nuit dans un super Hôtel (TEM). Nos hôtes étaient super, ils tiennent un petit hôtel familial, et c'est l'un des meilleurs hôtel que nous avons eu depuis le début de notre voyage. Belle propriété, jardin magnifiquement entretenu, beaux matériaux, salle de bain au top. Ca fait du bien après des semaines de Home-Stays plus ou moins jolis et à l'hygiène sommaire.
Korogh est une ville importante pour la région, elle a un aéroport. Les axes routiers principaux sont faits à neuf, tout comme le grand pont qui permet de traverser d'une rive à l'autre de la Gunt en surplomb de la ville. Donc nous devrions avoir une route goudronnée à la sortie de la ville.
Effectivement c'est goudronné, tout neuf, mais pas longtemps. 5 kilomètres après c'est déjà en vrac, plus trop de goudron, beaucoup de nids de poule, et on à 230km à parcourir aujourd'hui. Il fait encore bon, mais ça va pas durer. Korogh est à 2200m et hier soir il faisait 35C° à notre arrivée. L'objectif du jour est Kalaïkum à 1600m.
La piste est variée, elle présente des portions de sable, de poussière délicatement soulevée par les camions, de portions goudronnées il y a tellement longlemps que le goudron est parti avec le passage des camions, le gel et le dégel, avec les glissements de terrain, avec l'affaissement des flancs de montagne,... C'est intéressant, mais pas facile.
Le cours de la Panj suit le dénivelé de la vallée, beaucoup plus tumultueux que sur la partie supérieur de son cour. Maintenant c'est un torrent dans les parties les plus accidentées. Ils construisent toujours une barrière à la frontière avec l'Afghanistan, des militaires observent et patrouillent tout le long, mais je vois mal quiconque traverser dans ce secteur. parfois le flot se calme un peu, mais il y a toujours un fort courant.
Les dépassements des voiture est compliqué car t'es couvent au bord du précipice et avec le sable et la poussière, tu ne vois pas bien ou tu met les roues. Pour doubler les camions c'est pire car avec la poussière soulevée, ils ne te voient pas dans le rétro, et vu l'état de la route ils sont à 5 ou 10km/h à zigzaguer de gauche et de droite pour éviter les trous ; et toi tu dépasse à l'aveugle en découvrant 4-5 mètres devant tes roues ou est-ce que tu va aller. Avec le casque fermé, il fait une chaleur d'enfer, tu peux pas respirer, et avec le casque ouvert, le sable et la poussière te viennent dans les yeux, même avec des lunettes de protection. Tous les 10 km tu peux essuyer l'intérieur et l'extérieur de l'écran du casque et de tes lunettes de protection.
Cette poussière rentre partout, les yeux, le nez, les habits, colle aux bottes, au pantalon, à la moto, s'agglutine sur les surfaces du GPS, tu vois plus l'écran.
Les kilomètres défilent, la piste toujours autant en mauvais état, nous arrivons avec une moyenne de 40km/h. Je m'arrête faire des photos et après rattrape le groupe. La moto tape dans les trous, sur les bosse et dans les cailloux. Les motos prennent cher.
Kalaïkum, 1600 métres, il fait 38C° ; mon T-Shirt NCKF rose plaît pas trop aux locaux. Mais bon. L'atmosphère et les mentalités sont très différentes de villes en villes.
Au plaisir
Lionel
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