19ème jour - 17 août 2026 - Langhar

Aujourd'hui départ de Alischur à 3600m d'altitude. C'est notre dernière étape sur ces hauts plateaux. Nous avons un col à 4300m au programme. Passé ce point culminant c'est la grande descente du Corridor du Wakhan le long de la rivière Pamir.





Nous déjeunons de bonne heure et partons à 08h. Uns longue journée s'annonce, nous redescendons dans le vallée,... Mais pas tout de suite.

Nous partons de 3500m par une route goudronnée et devant être entretenue,... c'est relatif, mais ça roule, faut rester vigilant. Après quelques kilomètres, la Pamir High-way bifurque au Sud, laissant la route principale rejoindre la vallée de la Gunt jusqu'à Korogh oou nous la reprendrons.



Notre tracé descend plein Sud en direction de l'Afghnisatan. Là La piste c'est toute une  aventure.













Nous passons un premier col à 4200 m, puis redescendons dans uns vallée à 3600 -3800 m. La piste, nous rappelle avec Cédric, la Mongolie d'il y a 11 ans. Elle enchaîne caillous, tôles ondulée, sable,... toutes les difficultés ce que l'on peut trouver sur une piste. Les portions de sable sont parfois longues et profondes, faut pas mollir sur la poignée des gaz. Cédric a sa technique prudente, il avance lentement, les deux pieds au sol et il laisse travailler le guidon. Mois j'ai pas trop la patience.

Entre les monts Tadjikes, nous apercevons déjà les pics acérés Afghans du Corridor du Wakhan.



Nous attaquons un dernier col à 4300m et après c'est la descente longue jusqu'à Langhar en suivant la rivière Pamir qui a pris sa source dans le lac Zorkul. Il est situé sur la frontière Afghane et la région est un Parc National Tadjike.


Dans la descente une vue magnifique sur les montagnes Afghanes à l'endroit le plus large du Wakhan nous attend. La piste est difficile, mais ça roule. En contrebas nous sommes stoppés au Check-point militaire.














La piste continue en suivant les gorges de la Pamir, puis nous remontons jusqu'a 3500m pour de longs kilomètres à flanc de montagne.

Un Gros gué doit être franchis à 3200m 15 kilomètres avant Langhar. L'ancien pont a été emporté par les crues, la piste s'enfonce dans la gorge jusqu'au passage innondé. Le courant est extrêmement fort. La Direction départementale de l'équipement à fait placer deux gros tubes em béton pour faire passer les véhicules, mais le débit est tel que la rivière déborde sur la piste. Comme toujours, fort courant signifie grosses pierres glissantes et qui roulent, ce qui rend difficile le trafic deux-roues. Nous passons une moto à la fois.

En bas pas trop profond et peu de courant, les pierres sont petites. On eut se chauffer tranquillement


Passé le gué c'est la descente sur notre destination, 400m de dénivelé en 15 kilomètres. 

Juste avant la grandes descente sur le village de Langhar, un nouveau check-point. Les soldats sont souriants, sympathiques et très courtois comme à chaque check-points depuis l'entrée dans cette région du Badakhshan.

A gauche, la Rive Afghane du Pamir, en face la rive Afghane du Panjir.

En face de nous un poste frontière Afghan au toît bleu vif. 



A la concentration nécessaire sur ces pistes caillouteuses, s'ajoute la chaleur qui fait son retour et un soleil toujours brûlant, nous sommes assez fatiguée.

Je voudrait aller jusqu'à Bibi-Fatima, 60km plus loin, mais le passage du gué a épuisé Tchumi. Nous nous arrêtons là à Langhar chez l'habitant. Construction typique au toit plat, certainement une ancienne ferme qu'ils ont agrandit au fur et à mesure. Elle est alimentée dans la cour en eau par le bis. L'eau est grise, extrêmement limoneuse. Cette eau est utilisée pour l'eau des WC. Une eau moins limoneuse est utilisée pour la douche et la cuisine.


Langhar à 2800m est situé à la jonction de la Pamir et du Panjir. Le village à flanc de montagne est irrigué par de nombreux bis distribuant l'eau à chaque maison. Après usage une réseau secondaire renvoie l'eau dans la rivière. Plus bas, l'eau des bis est distribuée dans les champs.



Nous sommes au pied des Monts Karl Marx 6726m et Engels 6530m.

La rivière Panjir est un affluant de l'Amu-Daria. Les eaux irons jusqu'a l'embouchure de la mer d'Aral, mais pas plus loin, les villes et les cultutres aurons consommé l'entièreté de son débit.

Pétroglyphes sur une dalle au dessus du village, ils doivent dater de -8'000ans, mais il y a quand même Boris et Habib qui ont signé 1978 à côté de leur nom...









La vue sur la vallée depuis la dalle aux pétroglyphes.



Au plaisir


Lionel

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