La route monte jusqu'à 4200 et quelques mètres puis redescend sur Alishur (litéralement « la malédiction d'Ali ») située à 3500m.
La route est assez bien entretenue, mais selon les portions, les nids de poules sont comblés de sables. Je ferme la marche, mais roulant plus vite que le reste du groupe, je colle au dernier, ce qui ne me laisse pas de temps pour analyser la route, c'est un bon exercice de réaction.
La poussière soulevée par les motos devant moi gène aussi, parfois on passe un peu à l'aveugle.
Nous arrivons dans un secteur avec de grandes portions de sable. Je choisi de passer sur le bas côté de la route, dans la portion visible cela semble bien, mais après 50 mètres je me retrouve dans un bac de sable plus profond que ma moto et me vautre lamentablement. L'avantage du sable c'est que tu casses rien sur le moto. Mais je me suis fait un poignet 2 doigts et mal au dos. On verra ce soir.
Cédric rigole, " Enfin, je commençais à croire que tu n'était pas humain, ça me rassure!"
Nous arrivons à 13h à Alishur ou nous nous arrêtons et prenons une auberge. Comme ça demain nous seront reposé pour la portion difficile pour rejoindre Langhar.
Nous croisons des participants du « Rallye Mongolie », le règlement en bref :
un véhicule de plus de 10 ans,
maximum 1300 cm3
et ça doit être le voyage le plus inconfortable de ta vie...
Tous un concept, les gars sont barrés. Ils sont là avec des bagnoles bricolées de partout, que même à la casse ils en voudraient plus. À 2 ou 3 par voiture, ils ont des Yaris, Micra, Panda, corolla, les moteurs hurlent tout ce qu'ile peuvent dans ces montées en altitudes. On a croisé la Nissan Micra boîte auto à 4200m d'altitude en fond de première sur une chaussée défoncée,... j'ai encore mal à la transmission et aux suspensions même si c'était pas ma bagnole. Et les gars sont content, pleins d'enthousiasme. Y a un anglais, il se balade avec un frigo à la place du mort,... à 12'000 bornes de chez lui, pour aller dans un endroit qu'il connaît même pas et pour y faire quoi ?
Le voyage c'est le chemin, pas la destination comme on dit, mais ça ne veut quand même rien dire !
Au plaisir
Lionel
Commentaires
Enregistrer un commentaire